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destruction des espèces " nuisibles " pour le GIBIER

Je ne peux résister à l’envie de vous présenter "Nuisible", il est tout petit. Lui , il ne sait pas qu’il est nuisible et que les lapins a la myxomatose qu’il mange, agrémenté de quelques pigeons, d’insectes ,de toute sorte de fruits de saison, champignons et parait il de poules bien grasses, le condamne a se faire aligner , raide mort, alors qu’il me regarde avec curiosité . Je ne représente pas encore un danger pour lui.

Vous avez peut etre signé la pétition contre le droit de se faire des cartons sur les nuisibles. Ne pensez pas que j’essaie de l’apprivoiser, non, je lui fais peur, pour qu’il se cache et cela me peine beaucoup car ce jeune renard reste toujours perplexe quand nous nous croisons et me fait beaucoup rire.

Quel avenir en zone péri urbaine pour la faune sauvage ?

Françoise C

Pour la pétition : C’est terminé URGENT : destruction des espèces « nuisibles », exprimez-vous ! Nous faisons suivre ce message, il nous semble important de donner votre avis. (http://www.cyberacteurs.org/cyberac... Dans le cadre d’un projet de décret visant à modifier la législation relative aux espèces dites « nuisibles », une consultation publique est organisée jusqu’au 17 juin 2011 )

La législation existante était appliquée de manière abusive par la plupart des préfets, dont le principal souci était de répondre au puissant lobby des chasseurs/piégeurs. Suite aux nombreuses victoires juridiques de l’ASPAS conduisant à l’annulation des arrêtés préfectoraux, le législateur a souhaité régulariser cette situation. Mais au lieu d’adapter les arrêtés à la législation existante, il a été décidé d’adapter la législation aux volontés exprimées localement par le monde cynégétique. Cette nouvelle réglementation en préparation pourrait donc s’avérer encore pire pour ces « mal-aimés », qui font pourtant partie intégrante de notre patrimoine naturel. Il y a donc urgence à réagir ! Nous vous invitons à vous exprimer dans le cadre de cette consultation. Pour vous aider dans votre réflexion, vous trouverez ci-après le point de vue de l’ASPAS sur ce projet.

Au regard de cette nouvelle réglementation, l’ASPAS constate que :

· une espèce pourra désormais être considérée comme nuisible et donc détruite pour protéger des espèces gibier ! Cela revient à détruire des espèces sauvages autochtones au profit de gibiers d’élevage sous prétexte de « protéger la faune sauvage », alors qu’il ne s’agit que de satisfaire les intérêts cynégétiques.

· L’expertise de la situation locale sera réalisée par un représentant de l’association des lieutenants de louveterie, qui n’ont pourtant pas de compétence particulière en la matière. Aucun scientifique ou représentant d’une association de protection de la nature n’intervient dans l’élaboration de cette expertise.

· La commission consultative comprend des représentants des piégeurs et chasseurs. Or, il n’y a aucune raison que leurs intérêts soient pris en compte pour déterminer si une espèce est nuisible ou pas. · Le monde associatif devrait être davantage représenté lors des débats relatifs à la liste des espèces nuisibles.

· Le classement d’une espèce pour « atteinte à d’autres formes de propriété » est à préciser.

· La notion de dommages « importants » aux activités agricoles doit être précisément définie. De même, la nécessité de « prévenir des dommages importants » doit être explicitée.

· Aucune obligation ni même incitation à trouver des alternatives à la destruction de ces espèces n’est prévue.

· Il n’existe aucune référence à l’état des populations. Ces espèces pourront être détruites sans quota, sur une période de trois ans pour certaines, et ce sans aucune donnée sur l’état réel des populations.

· Certaines espèces seront considérées comme nuisibles sur l’ensemble du territoire métropolitain. Etant donné les différences géographiques, économiques et humaines des différentes régions françaises, une étude au cas par cas est indispensable afin de limiter les opérations de destruction néfastes pour la faune sauvage environnante.

· Certaines espèces seront classées nuisibles sans avoir fait l’objet d’aucune consultation préalable des personnes compétentes.

Il est bon de rappeler également que :
- Cette législation archaïque revient à nier l’utilité des espèces dites « nuisibles ». Ces espèces sont pourtant garantes du bon fonctionnement des écosystèmes et sont économiquement utiles en limitant insectes et rongeurs ravageurs des récoltes.
- Des campagnes d’empoisonnement des rongeurs sont aujourd’hui organisées dans de nombreux départements, alors que leurs prédateurs naturels sont parallèlement classés « nuisibles » et détruits massivement. Il convient de pallier ces incohérences.
- Les opérations de destruction sont néfastes pour la faune sauvage environnante et il convient de les limiter au strict nécessaire.
- Les prédateurs garantissent l’état sanitaire des populations de proies, il devient dès lors absurde de détruire des espèces autochtones au motif de protéger la faune sauvage. Nous vous proposons une formulation plus succinte que vous pouvez compléter vous-mêmes. Merci de votre mobilisation

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