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Visite de la Station d’Epuration de la Pioline

« Que devient l’eau que nous utilisons chaque jour ? Cette visite vous permettra de mieux comprendre les enjeux de la gestion des eaux usées et qu’elles réponses peuvent être apportées ! » cette visite était organisée par le CPIE

Le centre de traitement des eaux usées d’Aix-en-Provence à la Pioline reçoit les eaux usées d’un vaste territoire : Puyricard, les Milles, Aix. Les collecteurs, les égouts acheminent par gravitation :

• les eaux vannes (ou dites noires) contenant essentiellement, tant des matières fécales, que toutes sortes de produits qui ne devraient pas y être présents (peintures, médicaments etc.)

• les eaux grises ou usées contenant des produits chimiques et matières organiques,

• les eaux d’écoulement de surfaces imperméables, eaux de ruissellement des eaux usées des routes et parcs de stationnement contenant des hydrocarbures, des poussières d’usure des pneumatiques, ainsi que des résidus importants de pesticides et autres produits polluants.

• la station ne traite pas l’intégralité des eaux pluviales et de ruissellement, mais uniquement celles qui sont déversées dans des réseaux non séparatifs (eaux pluviales et eaux usées mélangées). A terme ces réseaux anciens devraient disparaître

Le volume annoncé est de 25 000 m3/jour en hiver et 20 000m3/jour l’été. L’hiver elle reçoit plus de m3 à traiter que l’été, la population étudiante ayant un impact non négligeable de plus de 5000 m3.

La capacité maximum de traitement est de 4000 m3/heure. Mais si le volume atteint 40 000 m3/jour il est déversé, sans traitement, directement dans l’Arc…

La station de traitement est dite Bio. Le seul apport chimique utilisé est dans le traitement tertiaire et des odeurs, le travail de déstructuration se faisant avec l’aide de bactéries.

Les eaux usées y séjournent environ 2 jours ½ pour être dégradées et répondre aux normes, afin de pouvoir être rejetées dans l’Arc, après analyse chimique. Cette eau est considérée comme correcte mais pas potable.

Pollue-t-elle l’Arc ? Plus ou moins, nous dit-on : l’eau, arrivant à la hauteur d’Aix, est fortement polluée en amont. En été cette pollution est très concentrée à cause du faible étiage de l’Arc et les rejets de la station, en diluant cette eau de mauvaise qualité, améliorent les analyses des taux de concentration en polluants.

Dans un premier temps on retire les plastiques, chiffons etc. ce qui représente 8 tonnes par mois environ, puis les sables qui finissent en « technos sable », (actuellement en recherche de filière) que l’on envoie en déchetterie, puis les graisses écrémées et dégradées, enfin les boues .

Le traitement des eaux, des boues et de l’air est complémentaire. Le traitement des boues, utilisé pour les bactéries puis leur déshydratation, afin de réduire leur volume, permet de les envoyer à la déchetterie de l’Arbois où elles seront mélangées avec des déchets verts et utilisées sur place en "compost".

Comment pouvons-nous agir  ?

 

 

a l'arrivée Nous pouvons réduire notre empreinte sur l’Arc et son environnement en adoptant un comportement responsable :

• réduire notre consommation d’eau, non seulement pour ne pas en prélever trop, lorsque la ressource est limitée, mais surtout parce que toute eau sortie du robinet est considérée comme souillée. Plus la quantité d’eau usée sera importante plus elle sera rapidement rejetée dans l’Arc donc « moins nettoyée ».

• Il est important de ne pas gaspiller l’eau en la laissant s’écouler, en particulier les jours de pluie. Les eaux-vannes et les eaux grises peuvent être réduites grâce à l’utilisation d’économiseur d’eau. Les eaux grises peuvent être réutilisées selon leur nature.

• Ne pas verser n’importe quoi dans nos canalisations d’évacuation. Les produits tels que la peinture, par exemple, versés dans l’évier ou le wc ne seront pas traités.

• Les médicaments, et même les résidus, quand nous en absorbons ne sont pas traités et polluerons, l’Arc et l’Etang de Berre.

De nombreux bambous poussent dans le périmètre de la station, arrosés par une partie des eaux en sortie qui ne sera donc pas directement rejetée dans l’Arc.

Un traitement par boues activées pourrait être complété par la phytorestauration (ou dépollution par les plantes). La réintroduction des lombrics dans la chaine de l’assainissement, le concept de filtres végétalisés, permettent d’éliminer, modifier et fixer la plupart des polluants : charges organiques, plomb, azote, phosphore, germes...

(Les stations d’épurations classiques à boues activées ne traitent qu’une partie des nitrates et phosphates présents dans l’urine, les matières fécales et les détergents. Elles ne traitent généralement pas plus de 40% des effluents et sont basées sur la capacité des rivières à s’auto- épurer . Elles sont chères à construire, à faire fonctionner et produisent des boues que l’on a du mal à traiter : 18% sont incinérées, 20% mises en décharge, 60% épandues sur des terres agricoles et seulement 2% compostées, transformées en biogaz ou traitées par des filtres plantés de roseaux. (1) )

L’utilisation de toilettes sèches peut être une solution pour les zones de campagne avec la mise à contribution du lombric pour le traitements des matières organiques et la restauration des sols .

http://www.lyon.archi.fr/sitehqe/si...

(1) la station ne traite pas l’intégralité des eaux pluviales et de ruissellement, mais uniquement celles qui sont déversées dans des réseaux non séparatifs (eaux pluviales et eaux usées mélangées). A terme ces réseaux anciens devraient disparaître.

(2) Les canalisations présentent une légère pente (environ 3 à 5 cm par mètre), en points bas du territoire des stations de relevage (comme chez moi à Pont de l’Arc remontent les eaux vers la station, nous subissons alors les odeurs dégagées pratiquement en continu.)

(3) Ce type d’installation peut être couplé à une station d’épuration classique ou utilisé de façon autonome. En bout de jardin filtrant, une aire d’infiltration et d’évapo-transpiration traite l’eau résiduelle et permet d’assurer, l’été lorsque l’évaporation est maximale des rejets très faibles dans l’environnement. Les ressources de ces jardins peuvent ensuite être réutilisées, les plantes servant de compost puis d’engrais.

(4) L’utilisation de toilettes sèches peuvent être une solution pour les zones de campagne avec la mise a contribution du lombric pour le traitements des matières organiques et la restauration des sols .

(5) Oxydation par Voie Humide (OVH) , il s’agit d’un passage par le réacteur qui permet de détruire les matières organiques contenues dans les boues.

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