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Le grand parc de l’Arc : ça commence mal - Nos arbres sont en danger

Sans doute par méconnaissance ou par erreur, en tout cas sans avoir prévenu personne, un des trois GINKGO BILOBA du parc arboré du futur Plan Campus ainsi que d’autres arbres "pas trop en forme" pour certains, ont été abattus. le seul GINKGO femelle !

Mais c’est quoi un ginkgo biloba ?

Avec ses 250 millions d’années d’existence et son étonnante robustesse, le Ginkgo Biloba symbolise à juste titre la résistance et la longévité. "Le Ginkgo Biloba favorise la microcirculation cérébrale. Il vous aide naturellement à améliorer la mémoire, la concentration et à conserver une bonne ouïe. Gardez un esprit vif et alerte !"

La bastide de la Pauliane et son parc magnifique sont la propriété de la ville depuis 2013. Le terrain de la bastide est le lieu qui va recevoir la faculté de Gestion, de science économie et plus de 300 logements pour les étudiants. C’est le PLAN CAMPUS. 4000 étudiants, enseignants, chercheurs... vont le fréquenter. Une évolution dés 2016 du quartier de Pont de l’Arc. Une zone très dense entre le CREPS et la ZAC annoncée, du viaduc.

Avec une telle densité, le campus "vert et ouvert" sur les quartiers Sud préservant le parc arboré et la bastide de la Pauliane , l’ECO-CAMPUS dont nous avons rêvé et qui a été évoqué pendant la campagne municipale d’Aix, serait il réalisable dans les limites actuelles du terrain proposé ?

L’arboretum n’a plus son ginkgo femelle, ce couple de ginkgos marquait l’entrée du parc, face à la bastide, faisant une pluie d’or à l’automne mais il est encore possible de ramasser des fruits afin de les faire germer et que, comme on a toujours fait en Provence, les ginkgos "de la Pauliane" puissent à l’avenir offrir à nos enfants de nombreuses espèces d’arbres dans parcs que nous souhaitons proches de nos futurs lieux de vie.

Vous vous imaginez bien que nous sommes très tristes et surtout en colère.

En passant vous pourrez voir en face du CREPS les splendides platanes de l’accrobranche eux aussi ont les racines en l’air, "c’est juste pour jouer". Nous avons prévenu les autorités sans succès.

Un peu plus loin, en longeant les bords de l’Arc vers l’Est vous arriverez à la cascade du Moulin Bernard aux "infirmeries". C’est le Val de l’Arc. Cézanne venait s’y baigner, comme tous les enfants jusque dans les années 60 .Ce qui fut un espace patrimonial de toute beauté est depuis 2012 une ruine que nous essayons de sauver. La baisse du niveau de la retenue met en danger les rives, la végétation, toute la biodiversité de ce lieu fréquenté par les promeneurs, les sportifs tout au long de l’année.

Cet espace patrimonial a posé un temps le problème de la suppression des seuils pour permettre à l’anguille de remonter l’Arc mais une solution semble avoir été trouvée (tout en préservant la migration des anguilles) pour travailler à la restauration de l’ouvrage a la demande du comité de bassin de l’Arc le SABA avec l’aide de l’Agence de l’Eau, les travaux étant soumis à la loi sur l’eau*. Nous sommes présents mais les délais administratifs, les contraintes budgétaires nous semblent toujours longs.

Un engagement fort de la ville d’Aix serait exemplaire. Nous demandons aux élus concernés par la sauvegarde de notre patrimoine végétal de tout mettre en œuvre pour sauver la retenue de la Priée (ancienne retenue pour le moulin Bernard à Pont de l’Arc) et pour défendre nos arbres.

*L’anguille européenne est une espèce migratrice, c’est-à-dire qu’elle doit se déplacer pour accomplir son cycle de vie. Elle croît dans les cours d’eau et, une fois sexuellement mature (anguille argentée), retourne dans l’Atlantique pour se reproduire. Elle accomplit donc une migration vers l’amont (dite migration de montaison) pour trouver des zones propices à sa croissance (eaux de bonne qualité, proies, caches…). Lors qu’elle est suffisamment grosse et adulte, elle migre vers l’aval profitant des petites crues.

Par effet cumulatif, les anciens seuils présents sur l’Arc – et dans toute l’Europe ! – perturbent cette migration, et donc les possibilités de reproduction de l’espèce. A tel point que les stocks d’anguille ont considérablement chuté depuis 20 ans et que l’espèce est désormais classée en danger critique d’extinction… Si rien n’est fait, l’anguille disparaitra.

Un autre regard sur les arbres une émission de France Culture ou Ernst Zürcher, professeur et chercheur à la Haute école spécialisée bernoise, spécialiste de chronobiologie,nous donne a regarder différemment les vieux arbres.

Portfolio

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